Le bazar dauphinois

 

Découvrez une sélection des modèles qui seront mis en vente cette semaine à partir de demain Lundi 26 Octobre au Jeudi  29 Octobre 2026 sur notre site AUTOJAUNE COLLECTION

 
 
 
Cherryca Phenix - Volkswagen Karmann Ghia 9 Quiralu - Berliet GBO ridelles bâché - Quiralu - Remorque ridelles bâché - Cherryca Phenix - Citroën DS19 19

en vente cette semaine: Cherryca Phenix – Volkswagen Karmann Ghia 9 Quiralu – Berliet GBO ridelles bâché – Quiralu – Remorque ridelles bâché – Cherryca Phenix – Citroën DS19 19

je me souviens ...

du magasin de jouets « Le bazar dauphinois » à Romans-sur Isère.

La famille Rivoire qui le tenait dominait toute la région. Au sous-sol, le père tenait de main de maître la partie modélisme ferroviaire tandis que le fils gérait la partie modélisme automobile.

Au rez-de-chaussée de ce grand et beau magasin, officiait Madame Rivoire. Il était dédié aux jouets. Les Dinky Toys et les Solido étaient rangées à ce niveau. Le sous-sol demeurait le domaine des grandes personnes. Dans la partie modélisme automobile on trouvait les Rio et les Eligor.

Un rayon était consacré aux engins de travaux publics et aux belles maquettes plastiques…Tamiya notamment. Les maquettes Heller d’entrée de gamme trouvaient place bien sûr au rez-de-chaussée. Un autre rayon était consacré aux kits, avec les fameuses John Day.

Je me souviens que M. Rivoire avait intelligemment exposé quelques modèles assemblés dont certains étaient même proposés à la vente. Je rêvais devant ces modèles qui sortaient de nulle part et dont j’ignorais totalement l’existence. Il m’avait mis en garde devant la complexité du montage, l’usage d’une colle spéciale et aussi la préparation avant la peinture.

Cela avait tempéré mon enthousiasme. C’est à la présence de ce genre de produits que l’on pouvait mesurer l’importance et le rayonnement d’un magasin dans une région. J’ai longtemps pensé que les John Day, Mikansue et autres Paddy Stanley, étaient les pionniers du modélisme automobile. Sous cette appellation, je range les miniatures automobiles reproduites fidèlement et destinées à des amateurs collectionneurs. Ce ne sont plus des jouets. Elles partagent juste avec ces derniers leur échelle de reproduction, ici le 1/43.

Une première polémique entre collectionneurs naîtra avec ces modèles : ces miniatures doivent-elles rouler ?

Certain disent, non, arguant qu’il ne s’agit pas de jouets et d’autres disent oui, car une automobile est faite pour se déplacer. Le débat m’a toujours laissé indifférent.

Pour réaliser leurs miniatures, les fabricants décrits plus haut ont utilisé comme matière première le « White Metal ». Ils ont ainsi évité la contrainte de l’injection du zamac et donc des moules en acier, inabordables.

C’est pourquoi je considère ces fabrications comme artisanales.

Plus tard, j’ai découvert qu’il y avait eu un « avant » les John Day : Accorn, d’origine britannique également. L’idée était de réussir cette équation : comment produire en petit nombre, à un prix raisonnable, un modèle original et facile à assembler. Pas évident, surtout au milieu des années soixante.

Accorn a utilisé une technique de fabrication apparue dans le monde des circuits routiers électriques américains.

Au début des années soixante une déferlante de fabricants vont proposer des coques en plastique thermoformées adaptables sur des châssis communs permettant aux amateurs de reproduire, à des échelles variées, les autos de course du moment sur leurs circuits routiers.

Les fabricants collaient à l’actualité sportive, une autre première. Accorn va adapter à l’échelle du 1/43 et pour des miniatures statiques ce principe. Cette fois l’auto est formée en deux parties, deux coques en plastique transparentes, que l’amateur doit délicatement découper à l’aide d’un cutter puis les peindre. Les roues ?

Accorn va acheter à Dinky Toys Liverpool des jantes rayons et des axes.

L’amateur doit « juste » perforer le châssis. Autant vous dire que le montage n’est pas à la portée de tout le monde !

Il est assez troublant de voir ces carrosseries transparentes quand on ouvre une boîte Accorn. Cela m’a déconcerté la première fois, et il est difficile de se projeter sur le résultat final.

A l’arrivée pour ceux qui ont réussi à passer tous les écueils, le résultat est bluffant. A titre personnel j’ai pu réunir l’intégralité de la gamme.

J’apprécie cette série qui marque une étape dans l’histoire de la miniature.

Cette semaine nous avons au programme deux exemplaires, deux Morgan, deux versions différentes. Sur les photos on peut difficilement se rendre compte du travail effectué. Curieusement, je n’ai jamais vu d’exemplaires mal montés.

J’en ai déduit que, soit le kit était passé directement à la poubelle, soit qu’il était tombé dans des mains expertes, et dans cette hypothèse, c’est un enchantement. Elles méritent une place au panthéon de l’histoire de la miniature automobile.

Acorn Models - Morgan Plus 4 ref1

en vente cette semaine : Acorn Models – Morgan Plus 4 ref1

Acorn Models - Morgan Plus 4 ref 1

en vente cette semaine : Acorn Models – Morgan Plus 4 ref 1

J’ai également un vif intérêt pour la Ferrari 166 produite par M. Evrat pour Eligor, également au programme. Le produit est éphémère, car il a vite été abandonné par M. Greilsamer. Moulé en résine le modèle a bien vieilli.

La Peugeot Darl mat également au programme est légèrement postérieure à la Ferrari. Elles est en white metal.

Elle apparaît sur le premier catalogue, mais les contraintes et le coût de fabrication auront raison de son existence, également courte. C’est aussi un beau modèle que je conseille aux amateurs de pièces sortant de l’ordinaire. Et puis,  quelle belle auto.

Eligor - Peugeot 302 Darl Mat 1033

modèle en vente cette semaine : Eligor – Peugeot 302 Darl Mat 1033

Eligor - Ferrari 166MM 2004

modèle en vente cette semaine : Eligor – Ferrari 166MM 2004

Les deux AMR, au programme également, se situent en aval. AMR fut aussi un fabricant important. Cet artisan trop vite disparu se caractérise par la qualité et la recherche de la perfection.

Je me demande parfois, ce qu’il ferait en 2026 s’il n’avait pas quitté ce monde si vite. 

Quelle aurait été sa réponse aux modèles industriels de fabrication asiatique ? La Cadillac 62 et la Ferrari 250 sont deux marqueurs de son parcours. 

AMR - Ferrari 250GT Lusso 448

modèle en vente cette semaine : AMR – Ferrari 250GT Lusso 448

AMR - Cadillac Eldorado 1971 484

modèle en vente cette semaine : AMR – Cadillac Eldorado 1971 484

AMR - Cadillac 61 cabriolet 1950 004

modèle en vente cette semaine : AMR – Cadillac 61 cabriolet 1950 004

dépanneuse ludique

Les fabricants de jouets ont vite compris l’intérêt d’avoir dans leur gamme une dépanneuse, d’autant qu’il peut sembler facile d’en créer une à partir d’un véhicule de la gamme existante.

Il suffit le plus souvent d’avoir dans son catalogue une carrosserie pick up…en cela les fabricants de jouets se sont inspirés de la réalité.

Longtemps les garagistes ont bricolé à partir de caisses, accidentées parfois, des dépanneuses plus ou moins réussies.

Enfant, vers l’âge de 6 ans, je passais tous les matins en allant à l’école, devant un garage que n’aurait pas renié Jacques Demy, avec son porche arrondi, et dans lequel  trônait une Renault Prairie qui avait été découpée.

Je me souviens du palan et des chaines métalliques. L’auto avait dû être bleu pétrole. Cette auto m’a marqué et plus tard, devenu collectionneur, j’ai toujours eu de l’affinité pour cette auto et les dépanneuses.

Toute la difficulté pour un fabricant est de concevoir un jouet simple et robuste, sachant que l’enfant va vouloir reproduire ce qu’il a pu voir dans la rue. Cette semaine nous avons trois exemples.

La land Rover Norev est splendide et très bien conçue. Il a suffit à Norev d’enlever le hayon arrière de la benne afin de loger la grue. C’est simple et efficace. La couleur de celle proposée convient parfaitement à ce type de modèle. Elle est peu fréquente dans la gamme Norev.

Norev - Land Rover 109 dépanneuse 154

modèle en vente cette semaine : Norev – Land Rover 109 dépanneuse 154

Le second modèle au programme, proposé par Marx, partage avec la Norev sa couleur.

C’est aussi une Land Rover, mais cette fois le fabricant a reproduit un modèle avec un châssis long. 

En bon fabricant cherchant à amortir son outillage, Marx a utilisé le moule existant. Tant pis pour la crédibilité.

Nous sommes de toute façon dans le domaine du jouet. L’objet se révèle singulier. Il reprend le concept inventé par la firme Idéal : un châssis en plastique démontable, commun à toute la gamme, équipé d’un moteur électrique et d’un emplacement pour positionner une pile. Il s’adapte sur tous les modèles.

L’enfant peut ainsi troquer la carrosserie de sa Mercedes 230sl avec celle de la Land Rover dépanneuse par exemple.

Cela explique l’empatement un peu exagéré de la land Rover et aussi pourquoi les autos sont reproduites à des échelles légèrement différentes. C’est ingénieux et original.

Marx - Land Rover 109LWB dépanneuse

modèle en vente cette semaine: Marx – Land Rover 109LWB dépanneuse

Enfin, nous avons une belle Fiat Campagnola de chez Mercury.

C’est peut être la dernière « belle » Mercury produite. L’aventure turinoise va s’arrêter là en 1978. J’apprécie sa couleur, encore de l’orange et aussi sa décoration « ACI » crédible. La conception du palan est excellente. A la fermeture de l’usine, l’outillage de cette belle miniature sera repris par Old Car, prouvant que la reproduction était de qualité.

 

Mercury - Fiat Campagnola dépanneuse ACI 201

modèle en vente cette semaine : Mercury – Fiat Campagnola dépanneuse ACI 201

l'aura

En analysant l’histoire des fabrications de miniatures automobiles, on constate à travers le choix des industriels du jouet la prédominance de certains constructeurs automobiles.

En 2026 par exemple, quel fabricant de jouet a une Alfa Romeo à son catalogue ? On comprend que ce fabricant automobile a perdu son aura.

On peut donc à travers les catalogues des industriels du jouet mesurer la bonne santé d’un constructeur automobile.

J’ai pensé à cela en voyant toutes les Alfa Romeo programmées cette semaine… dans les années cinquante-soixante, elles étaient nombreuses. 

Solido - Alfa Romeo Giuletta 106 jaune

modèle en vente cette semaine : Solido – Alfa Romeo Giuletta 106 jaune

Cette semaine nous avons ainsi trois splendides spider Giulietta. Dernièrement, un client italien m’a repris quand je lui ai dit cabriolet.

Solido a eu une longue histoire avec Alfa Romeo et a proposé de nombreux modèles.

Nous avons même LA couleur rare : jaune pâle. Ce n’est pas la teinte qui lui convient le mieux, mais c’est bien la plus rare. Elle semble empruntée à la Peugeot 403 contemporaine.

Solido a livré un petit chef-d’oeuvre. J’apprécie le traitement de la ligne et surtout la gravure de la calandre. Replacez ce modèle avec ce qui se faisait à l’époque et cela vous aidera à mieux l’apprécier.

Solido - Alfa Romeo Giulietta Cabriolet 106 bleu

en vente cette semaine : Solido – Alfa Romeo Giulietta Cabriolet 106 bleu

Solido - Alfa Romeo Giulietta cabriolet 106 rouge

en vente cette semaine : Solido – Alfa Romeo Giulietta cabriolet 106 rouge

Politoys, fabricant milanais, a eu également à son catalogue de nombreuses Alfa Romeo.

La berline Giulietta est correctement reproduite.

La couleur de celle proposée est peu fréquente. J’apprécie particulièrement la présence de la boîte.

Pour ce type de produit, destiné à être vendu bon marché, la présence de l’étui a de l’ importance.

Le carton utilisé est fragile et s’est souvent  mal conservé dans le temps. J’ai toujours fait un parallèle avec les Norev en plastique contemporaines.

Politoys - Alfa Romeo Giulietta TI 32

en vente cette semaine : Politoys – Alfa Romeo Giulietta TI 32

Enfin nous une belle et peu fréquente Giulia berline de chez Mercury.

Elle marque le chant du cygne pour le fabricant turinois. La gravure n’est pas aussi fine que celle des premiers modèles. Il se dégage de ce modèle une certaine prestance.

Peut être, est ce dû au fait qu’elle est reproduite à une échelle légèrement supérieure au 1/43. Je me base pour dire cela sur sa concurrente produite chez Dinky Toys France à la même époque elle au 1/43.

Mercury - Alfa Romeo Giulia super 4

modèle en vente cette semaine : Mercury – Alfa Romeo Giulia super 4

Mon coup de cœur, sans hésitations, pour la Railton Mobil de chez Kabo.

Mon père et moi, nous nous sommes intéressés dès le début de notre collection à ce type d’engin destiné aux records de vitesse.

Le modèle proposé me relie à une autre aventure, la Scandinavie.

Cette Kabo a été fabriquée en Suède, à l’occasion d’un salon de l’auto à Stockholm, juste après guerre, où l’auto fut exposée sur le stand de la société Mobil.

En 1947, le pétrolier avait repris à son compte la chasse aux records avec cet engin qui avait brillé dès 1938, en reprenant le titre, à l’époque très convoité, d’engin terrestre le plus rapide.

La miniature fut distribuée lors du salon. Je ne sais pas exactement la date, peut être 1954 d’après un témoignage. Après guerre, la Railton de record était donc  décorée des deux pégases Mobil, son sponsor. Le jouet est injecté en plastique à une échelle proche du 1/50. J’apprécie sa couleur bleue.

Sachez que l’originale auto était de couleur argent. Kabo semble n’avoir jamais reproduit l’auto de cette couleur.

Un collectionneur suédois m’a cependant indiqué en avoir vu une. Je la possède de couleur jaune, bleu et ivoire.

Celle de couleur bleue est peu fréquente. C’est un objet sublime, qui possède une belle histoire. Elle est rare. J’apprécie la signature gravée de John Cobb, le valeureux pilote.

Une Pégase Mobil est également gravée mais à l’arrière de l’auto. Kabo, fabricant d’articles publicitaires en plastique fabriquera un autre produit, superbe, un Peugeot D4A fourgon aux couleurs de la chaine de magasins d’alimentation Normals. Une autre pièce rare. 

Kabo - Railton auto de record Mobil

modèle en vente cette semaine : Kabo – Railton auto de record Mobil

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